Set list
Mes commentaires
Voilà comment était annoncé la venue d'Arno
à l'Ancienne Belgique :
Son nouveau et merveilleux cd s'intitule French Bazaar (chez Delabel via
EMI). Arno d'Ostende chante une fois de plus, avec toute sa détermination,
dans son français le plus soigné. Les sujets dont il nous entretient
sont: " Chanteur de charme ", " La vie est une partouze ",
" Voir un ami pleurer ". Il nous parle donc de lui, de ses souffrances
et de ses amours. Des chansons fortes sur la vie de tous les jours, avec en
guise de premier single le délicieux " Chic et pas cher ".
Et Arno revient aussi sur scène. Il y a deux ans, il avait rempli quatre
fois l'AB. A présent, il se produit devant un public assis, avec sur
scène: les deux pianos de Serge Feys et Anton Janssens, Mirko Banovic
à la basse et un arrangement visuel de Danny Willems. Tout ce "
bazaar " est déjà complet à l'AB et au Cirque Royal;
on remet donc cela, avec une date supplémentaire dans la succursale AB
!
Voilà une formule dont je ne pouvais que m'empresser d'aller voir. De toute façon, j'aurais été, ce n'est pas maintenant que je vais rater une de ses tournées. Ca fait depuis 1993 (La tournée " Idiot savant " de passage à la Casa de Louvain-la-Neuve) que je vis ses ambiances de concert dont on en sort jamais déçu avec comme commentaire " Une fois de plus, ce fut fantastique, du Arno tout craché ". Mais ici, il y avais ce quelque chose en plus, le fait de le découvrir sur une nouvel formule et de la voir autrement, plus intimiste et plus d'émotion. Annoncé ci-dessus sur le site officiel de l'AB tout comme dans son nouvel album " French bazar " avec l'annonce des dates du " Arno Solo Tour 2004/2005 ".
MAIS, et oui, MAIS. J'ai rendez-vous avec un ami Kris avant le concert et il m'annonce qu'apparemment, lors de ses derniers concerts, ici en Belgique, il serait revenu à la formule de full band. Ca nous fait tout deux un air de déception. Et cela se confirme quand on rentre dans la salle (toute place assise) et que l'on remarque bien la disposition de la scène avec les guitares, batterie, bass, et synthé.
Les lumières s'éteignent, la salle attend, le groupe débarque et les premières notes de " Chanteur de charme " commence ce concert. Arno débarque, cloppe au bec. " Bonbons " et " Ratata " s'en suit. Ce soir-ci, Arno se sera montré très loquasse. Et comme on est en Belgique, ce sera des conversations dans les trois langues, dans l'ordre comme dans le désordre (Faire un puzzle revient du même, parce que le gaillard, il faut le suivre dans ses interventions). Il s'assis : " Chanson d'un groupe suédois, c'est pour les coiffeurs. Il y avais une brune et une blonde " pour annoncer " Knowing me knowing you ". Avant " You got to move", au deuxième balcon à droite, deux trois fans font un peu de foin (Alors qu'Arno nous montre ses talents de germanophone, un fan crie Rammstein !!). Arno l'interpelle : " Héé, c'est moi la star ce soir, pour 2 heures. Après tu fais ce que tu veux, tu tire ton froc et montre ton cul, ". Déjà, sa voix n'est pas au top. Il fallu attendre cet instant-ci du concert pour qu'il la retrouve. On peut ne pas aimer sa voix, mais elle est unique (souvent surnommé le Tom Waits flamand), tantôt rageuse, tantôt émotionnel comme à l'écoute de " Les yeux de ma mère " devant ce public qui l'écoutera dans un silence dès plus respectueux et d'une ouïe tout attentionnée. " Normalement, c'était un piano, .. et moi. Mais on a changé le bazar. Alles is kapout. Merde, on est en Belgique, trois langues. Il y a des vietnamiens pas loin. Je parle vietnamien, mais pas ce soir " et il nous chante " Il est tombé du ciel ". Arno bois son petit verre d'eau, crache. " Chanson pour les femme (qu'il répète en néerlandais), et pour les allemandes aussi (en français de sa bouche) " pour annoncer " Lola, etc " mais pour une version de moindre qualité que ce que l'on connaît. Puis viendra une chanson (joué seulement à la batterie et la guitare électrique) dont je pense avoir reconnu " Meet the freaks " mais " qui n'est pas destiné au pape ". " On va faire deux chansons des années 80. Parce que eux (son groupe) sont nostalgique " avec " Elle adore le noir " et " Le java ". " Une minute, je vais chercher une cigarette. On peux pas fumer ici, mais je suis un fucking star. ". Interpellé par une fan, elle parle du briquet par terre, qu'il ramasse. Et elle chante happy birthday. Allez savoir pourquoi, il est né le 21 mai 1949. Arno aime la vie et le chante " La vie est une partouze ". " On va chanter une chanson d'Ostende. Vive les moules. ", et il interprète cette reprise de Léo Ferré. " Comme à Ostende ", la ville de naissance d'Arno. Il remercie son publique " Je vais le dire demain. Merci d'avoir payé. C'est la première fois que je joue à l'AB avec des places assises. Je suis sponsorisé par IKEA. ". " In love avec une DJ " et " Take me where you sleep at night " continue tranquillos sa set list. " On va chanter une chanson d'un groupe connu, qui fera la première partie à Paris dans 15 jours. Les Rolling Stones. La chanson parle de la pillule .Mais c'est une chanson sur le prozac aussi. C'est comme la brosse à dent. Y en a un qui a une brosse à dent électrique, mais c'est pour autre chose. Mais il est propre. Excusez moi. " et il nous envoi cette fabuleuse émouvante reprise " Mother's little helper ", une version on ne peut plus adéquate avec le texte. Pour " Chic et pas cher ", " C'est une chanson écrite dans un gb et delhaize. Il faut 3/4 heures pour choisir ". Et le voilà à raconter un de ses achats " J'ai acheté une presse à fruit de couleur jaune. C'est chiant, faut nettoyer après. Acheter en solde, oui, je suis flamand. Et fière de l'être. Une fois, j'ai mis des pommes et un concombre (c'est pas cher en été). Et il y avait du rouge après. C'était l'américain et les mouches. ". Arrgghhh, c'est d'un goût, sacré Arno va !!! Arno est un amoureux de la vie, mais de femme aussi " Danse, danse, ma " Françoise ", comme une Bruxelloise ". Et le voilà à prendre ses cymbales pour les faire claquer sur " Bathroom singer ". Et l'explosif " Je veux nager " nous amènera à sa présentation du groupe, façon Arno himself of course. " A la guitare : Il est propre. Fiancé. Elle est propre. Faut pas trop applaudir, il y a les autres. " ; " Au piano. Ca fait un demi siècle que je joue avec. C'était un mannequin de Flair puis Marie Claire. Un mannequin .de string. Son cul est connu à Madison Square. " ; " A la basse : il est moitié de Gent, et moitié yougoslave. Il était pas cher, mais avec l'Europe, on n'est pas dans la merde. " ; " A la batterie : Au Vietnam, il y a plein de vietnamiens, et lui, il est roux. Il y a pas beaucoup de roux là-bas. Un succès, j'étais là (Je viens de voir sur son site qu'ils y ont fait quelques concerts récemment). Mais il a pas profité. Je jure sur mes deux bonbons. Il est jeune. ". Entre chaque présentation, le groupe annonçait déjà la couleur de la prochaine chanson qui est " Oh la la la ! " et conclura le set avant un rappel chaleureusement réclamé. Arno est chez lui à l'Ancienne Belgique.
Et il reviendra. " Pour quelqu'un qui lui met ses textes sur papier. Je ne me rappelle pas de mes textes. Et pas de lunette, petite quequette. Bon, ok, c'est pas grave " et Serge entame au piano " Vide " avant d'en découdre avec le public sur " Les filles du bord de mer ". Il s'y plantera dès le début du second couplet où la guitare peut commencer à jouer " ah oui, il y a ça ". La salle est complètement allumée. Puis le chur est repris par le public mais c'était un peu foireux. " On est en Belgique, c'est un beau bordel ! ". Au 3ème couplet alors qu'il se lance dans son refrain, il se réjoui " Je suis Helmut Lotti !!! Hooooooo, Gigoloooooooo !!!!. I'm a fucking star ". Il remarque les gens au haut des balcons " C'est pas cher ! Allez, stage diving ? ". Et il relance le public " HOooooo ". " Et pour Mr Bush, houuu houu " et les lampes s'éteignent. Bon, allez, encore une fois, mais faut bien terminé la chanson, parce que sur celle là, ça peut s'éterniser comme il veut. Arno, poing levé, et standing ovation pour cet Ostendais Brusselaire.
Voilà comment peut se présenté un concert d'Arno. Il y a de tout, de chansons émotives aux morceaux les plus dures. Et ce soir, Arno était à la tchatte, mais qu'est ce qu'il a discuté. Faut le suivre le gaillard, je me demande si lui-même voyait où il voulait en venir. Et avec tout cela, on ne sait toujours pas le pourquoi qu'il a changé le concept. Arno, c'est Arno. Il est comme ça, il en fait qu'à sa tête. C'est à prendre ou à laisser. Et moi, je prends.
PS : Pour ceux qu'il l'aurait vu dans son concept de base
(ben, les français surtout), un ch'tit mail, ça m'intéresserait
d'avoir les impressions et de savoir comment c'était.
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